Capture d’écran 2014-08-20 à 13.49.43
 
Obernai dispose de plusieurs installations sportives en libre accès. Elles font le bonheur de nombreux habitants, souvent des jeunes qui les transforment en vrais lieux de vie et aiment s’y retrouver entre amis.
 

« non, c’est pas bon ça ! Ceux qui ont loupé, vous recommencez ! » L’entraîneur de l’équipe U 13 d’Obernai donne de la voix, en ce dimanche matin, sur le terrain de football en herbe, rue du Maréchal-Juin. Il est très rare que le club utilise cet équipement — destiné au grand public — pour ses entraînements, préférant celui en synthétique près du stade. Mais même si ce dernier lui est réservé, il arrive que plusieurs équipes en aient besoin simultanément, surtout « en début de saison », explique ce père de famille d’Oberhaslach, dont le fils s’entraîne en plein air ce matin-là.

Le terrain — entièrement refait l’an dernier — est vaste et le club n’en utilise qu’une partie. Un petit groupe d’adolescents du quartier en profite pour s’approprier l’un des buts et se faire quelques passes, avec leurs petites soeurs pour supportrices, pendant que leurs parents préparent le déjeuner. « On vient ici tous les deux jours. C’est la première fois qu’on voit des joueurs du club, mais ce n’est pas gênant, il y a de la place pour tout le monde », assure Nicolas, 14 ans, avant de prendre place devant le but. À cet endroit, l’herbe est absente, « comme avant que le stade ne soit refait », regrettent les adolescents. Un petit désagrément qui gêne un peu leur jeu mais ne les empêche pas de s’amuser.

« On vient ici tous les soirs »

Les vrais matchs, eux, se jouent ailleurs : les garçons font partie de l’entente BBKM (Boersch, Bischoffsheim, Krautergersheim, Meistratzheim). S’ils viennent ici, c’est pour la proximité — leur maison se trouve juste en face — et « pour jouer avec les copains ».

Lorsque le terrain n’est pas praticable, ils se rabattent sur le city-stade voisin, en dur. Ce jour-là, il est occupé par un autre groupe d’adolescents, des basketteurs, un peu plus âgés. Clément, Yanis, Margot, Julian, Quentin et Thomas viennent à vélo, d’Obernai et des alentours. Eux sont encore plus assidus que leurs camarades footeux : « On vient ici tous les soirs pendant les grandes vacances. Quand on a cours, on se donne rendez-vous le mercredi, ou après le lycée. Parfois on est une dizaine ici. »

Au départ, tous étaient inscrits au club de basket d’Obernai, mais plusieurs d’entre eux sont partis jouer à Schaeffersheim. Le terrain de la rue du Maréchal-Juin est un bon point de ralliement pour se retrouver en dehors des entraînements de chacun. « Parfois on reste tout l’après-midi, on fait des matchs, des shoots… L’équipement est super, mais ce qui est un peu pénible, c’est que si on ne remplace pas les filets, personne ne le fait ! », déplore Thomas.

Mais lui et ses camarades ne se plaignent pas : si le terrain n’existait pas, ils seraient obligés d’aller beaucoup plus loin, « à Duttlenheim par exemple ». Et là, plus question de venir à vélo après les cours…

Fanny Holveck

 

les infrastructures en libre-accès

La Ville compte plusieurs équipements accessibles à tous :

– le terrain de football en herbe de la rue du Maréchal-Juin, « très utilisé », selon Geoffrey Hannus, le nouveau responsable des sports de la Ville d’Obernai.

– trois city-stades : rue du Maréchal-Juin, avenue du Tertre, et route d’Ottrott.

– un skate park, à côté du parking des Remparts

– un parcours de santé, un parcours VTT et un parcours équestre, route de Boersch.