Capture d’écran 2014-08-13 à 09.46.25 C’est un abri de vignes ancien que les vignerons d’Obernai sont en train de reconstruire à l’identique. Un témoin du savoir-faire de leurs ancêtres du XVII e  siècle.

C’est un abri de vignes comme on n’en fait plus, et surtout comme on n’en trouve plus, qui revoit le jour sur le flanc du mont National. À l’initiative des vignerons d’Obernai, un chantier collectif et bénévole apporte une belle contribution à la reconstitution du patrimoine local.

Le vieil abri de vignes en pierres n’était pratiquement plus visible depuis le chemin qui le longeait (parallèle au chemin de Bischoffsheim, et accessible depuis la rue de la Montagne). Il était enfoui dans les ronces et seule une trentaine de centimètres de moellons dépassait encore du sol. « Il faut le réparer », se sont dit en choeur les vignerons locaux, qui ont retroussé leurs manches.

« Aujourd’hui,on se réfugie dans les voitures »

La ville d’Obernai apporte sa contribution en mettant à disposition des employés des services techniques. Mathias Heissler, l’architecte du patrimoine du conseil général, vient également manier les outils et dispenser ses conseils avisés. Des éclairages bienvenus, car l’abri avait été édifié (sans doute au début du XVIIe siècle) selon la technique de la pierre sèche. Et ce genre de construction ne s’improvise pas, surtout — opération délicate — quand il s’agit de reconstituer la voûte.

Les abris de vignes étaient utilisés jadis en cas de pluie subite. « Aujourd’hui, on se réfugie dans les voitures, c’est plus simple », note Albert Ohresser, vigneron qui prend sa part du chantier. L’abri est reconstitué sur le modèle de l’époque. On pourra pourquoi pas s’y protéger en cas d’intempéries. Ce sera en tout cas une belle curiosité à admirer pour les promeneurs. Le syndicat des vignerons d’Obernai a d’ailleurs prévu d’intégrer ce nouvel élément du patrimoine dans la prochaine marche gastronomique qui aura lieu dimanche 31 août. Voilà déjà une semaine que les vignerons du patrimoine bossent. Il reste encore à dégager les abords et à installer un banc.

Claude Robinet