Article extrait des DNA du dimanche 5 février 2012

Le parc d’activités intercommunal du Pays de Sainte-Odile a reçu le feu vert du ministère de l’Écologie. Les mesures compensatoires pour la préservation du hamster sont acceptées.

C’est acquis depuis le 19 janvier de cette année : le parc d’activités économiques porté par la communauté de communes a obtenu le feu vert. L’arrêté a été accordé par le ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement. Une grande satisfaction pour le président de la communauté de communes, Bernard Fischer, même si l’arrêté est susceptible d’un recours dans les deux mois après sa notification.

Petit rappel : c’est le hamster d’Alsace qui aura été la cause d’un retard important dans un dossier majeur de la communauté de communes. À l’origine du report du projet, la découverte de terriers en bordure de l’emprise prévue par la zone d’activités, le long de la RD 500, à hauteur d’Obernai. L’intercommunalité a dû contracter avec des agriculteurs pour trouver 45 ha destinés à des cultures compensatoires susceptibles de retenir les populations de hamsters.

La situation enfin débloquée, quel est le calendrier du maître d’ouvrage ? Avec un horizon qui se dégage, le président annonce des fouilles archéologiques pour le printemps. Ces chantiers sont obligatoires dans le cadre de programmes immobiliers ou d’aménagement pour détecter et éventuellement conserver des vestiges enfouis.

Après le coup du hamster, il ne faudrait pas celui des fouilles

Les marchés publics pour la viabilisation pourront être passés dès l’été. Et c’est en automne que la précommercialisation des terrains pourra être lancée. On le constate : le déroulement prévisionnel est rapide.

C’est qu’on a déjà assez perdu de temps pour un programme qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Tant mieux si les affaires peuvent être menées rondement car les candidats se pressent au portillon.

Qui va pouvoir s’implanter sur la zone d’activités intercommunale ? Le seul nom qui avait été avancé était celui de Supra. Le fabricant de cheminées obernois est à l’étroit dans l’actuelle zone industrielle nord de la ville. Supra avait fait part de ses intentions de prendre ses aises en déménageant de quelques centaines de mètres. Mais voilà : les circonstances économiques auraient changé et rendraient la société plus prudente en matière d’investissements. Son cas est en suspens. Supra fait partie des huits entreprises intéressées par l’implantation dans la zone d’activités. Si son projet ne devait pas se faire, il resterait de quoi remplir les 15,3 ha. Le président Fischer fait état d’une entreprise agroalimentaire, d’une entreprise spécialisée dans l’étanchéité et l’isolation, d’une société qui conçoit et distribue du mobilier pour professionnels. Des sociétés de transport routier sont aussi sur les rangs. Pas de noms révélés pour l’instant, dans une phase que Bernard Fischer juge encore délicate. En tout cas, la situation exceptionnelle de cette future zone permet de faire jouer la sélection. C’est une bonne chose. « On étudiera toutes les offres consolidées dans le but de la plus grande promotion de l’économie marchande et des emplois », termine un président de la communauté de communes encore sous le coup de la bonne nouvelle envoyée par Paris.

Encore faudra-t-il qu’après avoir eu le « coup du hamster », le parc ne subisse pas celui de l’archéologie… si des vestiges importants étaient mis au jour. Par exemple, un cimetière de hamsters mérovingiens…

Claude Robinet