Samedi 8 mai 2010


En ce 8 mai 2010, la France célèbre le 65ème anniversaire de la Victoire de 1945 qui mettait un terme à l’horreur et aux exactions causées pendant 5 ans par les nazis.

Ensemble, nous nous souvenons de tous ceux qui ont souffert, militaires et civils, tombés au combat ou sous les bombes, pourchassés, déportés, victimes de l’antisémitisme, du racisme et de l’obscurantisme.

Nous sommes tous réunis ce matin devant les Monuments aux Morts de la Ville d’Obernai, érigés en mémoire et en respect de tous les enfants de notre Cité qui ont combattu ardemment et ont donné leur vie pour un idéal : l’idéal d’une France libre.

Par l’ampleur des pertes humaines, des destructions matérielles et des souffrances infligées aux populations civiles, la Seconde Guerre Mondiale se distingue de tous les autres conflits.

Le 8 mai évoque ainsi la victoire des valeurs de la civilisation contre la barbarie, le triomphe de la démocratie contre le totalitarisme nazi.

De l’horreur de la guerre est né aussi un espoir : celui d’un monde de coopération et de paix entre les peuples. La création des Nations Unies et la construction européenne, initiée dans l’élan de la reconstruction morale et politique de l’après-guerre, concrétisent cette promesse. Cette journée nationale de commémoration nous rappelle enfin que la mémoire de ces événements doit vivre, et qu’elle doit être transmise aux générations futures.

Aujourd’hui, les témoins, anciens résistants, déportés ou anciens combattants, sont toujours parmi nous pour effectuer ce nécessaire travail de mémoire.

Ainsi, le 8 mai est également l’occasion pour nous, pour toute la Nation, de les honorer, en rappelant leurs engagements, leur courage et leurs sacrifices.

La journée nationale de commémoration du 8 mai occupe une place singulière dans l’ordre du souvenir.

Le 18 juin 2010, la Ville d’Obernai organisera une cérémonie spécifique pour remettre le diplôme d’honneur à tous les combattants d’Obernai qui se sont distingués, à tous les combattants de la 2ème Guerre Mondiale d’Obernai, y compris les incorporés de force.

Plus que jamais, il nous appartient de porter ensemble les enjeux d’avenir du Continent Européen. Les pères de l’Europe, De Gaulle, Eisenhower, Schuman ont posé les fondations : une Europe pacifiée, tolérante et humaniste. Nous nous rendons compte ces dernières semaines combien la construction européenne est plus que jamais nécessaire pour éviter les tensions qui pourraient émerger suite à des situations particulières d’un ou l’autre Etat.

Aussi, je vous propose que nous chantions avec les élèves de l’Ecole Elémentaire Freppel que je tiens à remercier, l’hymne européen respectant l’Ode à la joie du dernier mouvement de la 9ème symphonie écrite en 1823 par Ludwig van Beethoven.
Cet hymne constitue sans aucun doute, la plus belle symbolique de l’Union européenne telle que nous la percevons aujourd’hui et que nous souhaitons la vivre pour les décennies à venir, c’est-à-dire, une Europe de paix, de tolérance et d’humanisme ouverte sur le monde.

Vive la République, Vive la France, Vive l’Europe

Bernard FISCHER