SEANCE PLENIERE DU 11 DECEMBRE 2007

 

 La séance est ouverte à 9 heures, sous la présidence de Monsieur RICHERT, Président du Conseil Général du Bas-Rhin.

  

CG/2007/215 –  Administration générale – 5

Administration générale – Budget Primitif 2008

 

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M. LE PRESIDENT – La parole est à Bernard Fischer.

 

 

M. FISCHER – Monsieur le Président, chers collègues, juste un mot concernant le propos de Henri Dreyfus, à l’instant, il me semble, mon cher collègue, que la situation de notre pays, à ce jour, qui a encore un rayonnement à travers le monde, nous permet d’entrevoir les choses positivement mais que néanmoins l’attitude que vous avez, sans cesse de décrier le travail difficile à réaliser par la droite chaque fois qu’elle est au pouvoir alors que vos amis ont gâché entre 1997 et 2000, quatre années de croissance à 3,2 % sans faire aucune réforme structurelle de l’Etat, de surajouter le poids des 35 heures qui, avec les effets induits, coûtent entre 40 et 50 milliards d’euros, c’est-à-dire un cumul d’environ 400 milliards d’euros qui manquent aujourd’hui à la France, je crois que nous avons besoin d’un peu d’humilité pour se retrouver sur l’essentiel et faire en sorte de donner de bonnes perspectives à notre pays.

 

Concernant plus précisément le budget, monsieur le Président, rapporté par Laurent Furst, vous aviez qualifié hier dans votre propos liminaire ce budget de développement dynamique, durable, équilibré et solidaire pour notre département : 1,122 milliards d’euros, c’est considérable dans le domaine de la solidarité, l’investissement, le développement économique, la mission éducative, la territorialisation de toutes nos actions.

 

Depuis notre débat budgétaire, voici quelques semaines, le taux de base bancaire pour les ménages a augmenté de 0,18 % où ni un gouvernement, ni notre collectivité à une emprise, c’est une réalité. Depuis, le cours des céréales s’est stabilisé mais à un taux qui est tellement élevé mais qui est dévolu à nos agriculteurs et qui surenchérit sans arrêt le coût du panier de la ménagère.

 

Bref, ces deux indications juste pour dire que tout va très vite et à un rythme qui est assez effrayant quelques fois. La balance commerciale de notre pays n’arrête pas de se creuser. Laissons quand même à notre Président de la République d’être extrêmement actif pour essayer de dégotter des marchés là où la France n’était plus tellement présente où d’ailleurs vos amis n’ont pas fait ce qu’il fallait quand ils étaient au pouvoir.

 

Dans ce contexte, monsieur le Président, vous avez dit que nos marges de manœuvre étaient extrêmement délicates. Nous savons que notre autonomie budgétaire a baissé.

 

Encore un exemple. Notre participation au SDIS, voici quelques années, était de 6 M€. Nous sommes passés, en quelques années, à 26 M€. Cela fait 7 à 8 points de fiscalité. C’est cela la réalité.

 

Nous avons la chance d’avoir une ambition pour notre département dans différents domaines, d’avoir un ratio d’investissement qui est extrêmement fort, bien plus fort que la moyenne des départements, on peut en convenir.

 

Nous avons une dynamique présente sur l’ensemble de l’économie contrairement à ce que vous disiez à l’instant, Monsieur Dreyfus, et nous avons, au-delà de toutes les politiques dévolues à notre Département, participé à toute une série de structures, d’infrastructures de grands enjeux.

 

Nous avons eu raison de participer au TGV Est Européen. Nous avons raison d’être extrêmement vigilant pour la deuxième phase. Nous avons eu raison, sous l’égide du Président, de porter des projets tels le Vaisseau ou le Mémorial, vous le disiez à l’instant, nous pouvons nous retrouver.

 

Nous aurons raison demain d’aller plus vite encore et cela sera nécessaire vers un Conseil d’Alsace unique pour conjuguer nos efforts et faire en sorte de mieux servir, si je puis dire au même prix, l’ensemble de nos concitoyens.

 

Nous avons également une lisibilité dans notre action même si quelques fois les contribuables ont l’impression que nous avons chargé la barque un peu fort.

 

Il est vrai qu’il faudra une maîtrise des dépenses dans le domaine du fonctionnement dans les années qui viennent qui soit en conséquence du cadre budgétaire que nous aurons. Nous avons un contexte national qui sera peut-être demain plus favorable qu’il ne l’est aujourd’hui mais pour clore mon propos sur ce budget, je crois qu’il est ambitieux, dynamique, vertueux, équilibré. C’est ce qu’il fallait faire, nous n’avions pas beaucoup de marges de manœuvre.

 

Monsieur le Président, à l’heure où vous quittez cette assemblée, de toutes façons vous êtes ici chez vous puisque vous avez imprégné cette salle d’une manière d’être, je n’irai pas dans les superlatifs. Je vous dirai juste une chose. Vous pouvez avoir la conscience du travail bien fait, d’avoir apporté dans cette assemblée une sérénité et l’opposition l’a relevé qui permet d’entrevoir de belles journées pour le département du Bas-Rhin même si nous savons que les années les plus faciles sont derrière nous et que le labeur à venir, pour les années qui viennent, sera extrêmement délicat. Merci à vous.