DECOUPAGE FRANCE (2)

–    Le Président Hollande et le Gouvernement Valls ont décidé, avec l’appui des seuls parlementaires socialistes français, d’imposer la réforme des « grandes régions », sans concertation avec les forces vives de notre pays, les élus territoriaux et les élus locaux.

 –   Ainsi, on a imposé la fusion de certaines des actuelles 22 régions métropolitaines pour aboutir à la création de 13 grandes régions.
Si certaines régions nouvelles sont cohérentes (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bretagne, Normandie…), d’autres sont une ineptie totale, à l’encontre de toute cohésion, telle la grande Région Alsace-Lorraine-Champagne Ardenne.
L’ensemble de la Champagne Ardenne est tournée vers la région parisienne, tant au niveau des bassins d’emploi que des bassins de vie. La Région Alsace a fait l’objet, à mon sens, d’un véritable mépris de la part des pouvoirs publics : l’Alsace a toujours été trop docile vis-à-vis des « pouvoirs centraux » et en « paie le prix » aujourd’hui.

–   Près des ¾ des populations de l’Alsace, de la Lorraine et de la Champagne Ardenne « rejettent » cette fusion imposée, qui n’a aucun sens et qui entrainera demain des inerties considérables dans le domaine des compétences des régions, alors que nous avons besoin aujourd’hui de synergie, de dynamique et de cohésion.

–   Le budget total des actuelles 22 régions est de 29 milliards d’euros par an. Tous les spécialistes, et même l’Association des Régions de France (ARF) chiffrent à 500, voire 800 millions d’euros les surcoûts de fonctionnement annuels pour les 2 – 3 prochaines années. Où sont les économies annoncées par le gouvernement, qui a imposé cette réforme de manière totalement dogmatique ?

–   Nous sommes nombreux à souhaiter vivement, que les candidats à la primaire du parti Les Républicains, s’engagent formellement à revenir sur cette réforme en cas d’alternance en 2017, pour permettre ultérieurement la création d’une Alsace unie, avec la fusion des 3 assemblées actuelles (Conseil Régional d’Alsace, Conseil Départemental du Bas-Rhin, Conseil Départemental du Haut-Rhin), tel que nous l’avions souhaité dans le cadre du référendum d’avril 2013 (certains candidats potentiels se sont déjà engagés sur ce point).

–   Dans l’immédiat, il faut appeler à aller voter les dimanches 6 et 13 décembre 2015, et faire gagner le camp de la Droite Républicaine et du Centre.

–   Il est regrettable que ce découpage ait été décidé à l’Elysée, de manière arbitraire ; ce type de méthode est d’un autre temps…

 Bernard FISCHER
Maire d’OBERNAI
Vice-Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin