Différents rapports examinés lors du conseil municipal de lundi. Mais aussi une affaire d’insulte dirigée contre le maire, pour laquelle Bernard Fischer traduit l’auteur en justice.

NOUVEL HÔPITAL. Des mouvements immobiliers achèvent d’assurer l’assise du futur Nouvel hôpital d’Obernai (NHO) dont les travaux devraient commencer au second semestre de cette année, selon l’adjoint Pierre Schmitz. Le permis de construire sera signé dans les prochaines semaines.

CONTENEURS ENTERRÉS. La loi Grenelle sur l’environnement oblige les collectivités à instaurer le caractère incitatif de la collecte des ordures ménagères. En l’occurrence, il s’agit de pousser au recyclage par le geste de tri. Dans la communauté de communes du Pays de Sainte-Odile, les poubelles sont désormais pucées dans le but de jouer sur le nombre de levées. La commune d’Obernai va également mettre en place les conteneurs enterrés, à destination cette fois des habitants d’immeubles. L’objectif est également environnemental dans les quartiers à forte densité démographique. Puisque l’on est dans une logique de suivi des usagers du service public pour une facturation individualisée, l’utilisation des conteneurs sera possible uniquement avec les badges (pour le comptage). La ville va mettre à disposition de la communauté de communes, qui gère la collecte des ordures, des emplacements destinés à recevoir les conteneurs. Les premiers équipements seront opérationnels en septembre. La première tranche prévoit des implantations de conteneurs dans les rues des Capucins, du Chanoine-Gyss et sur les places de l’Etoile, Notre-Dame, André-Neher et des Fines-Herbes.

LE BUS, ÇA ROULE. Le transport public Pass’O a dépassé la barre symbolique des 90 000 voyages annuels sur l’ensemble des services du réseau de transport en commun d’Obernai. La ligne régulière (les bus bleus) a réalisé 70 000 voyages, soit plus de 8 % de progression par rapport à 2013. Ce qui fait de 2014 une année forte de développement, a souligné l’adjoint Pierre Schmitz. L’une des explications de ce phénomène est une bonne correspondance des bus avec les trains. Une augmentation de tarifs intervenue en septembre a engendré un transfert des achats de tickets uniques vers des abonnements. C’était aussi l’objectif de la mesure tarifaire. Le 16 août, le système de transport fêtera ses dix ans. « Le temps passe vite », commente de son côté le maire.

LE VÉLO URBAIN (en location à partir du kiosque Kéolis) a subi une récession dans les locations l’an dernier, mais vu la faiblesse des chiffres (la recette est passée de 1 600 à 1 200 euros), l’impact reste minime dans l’absolu. Ce qui n’empêche pas le vélo en général de se développer dans la ville, remarque le maire. Mais là, la ville n’y est pour rien, puisque le vélo (re) devient de plus en plus populaire. Le développement des vélos électriques explique en partie ce retour. Les touristes sont de plus en plus adeptes de ce mode de transport doux, soit par le biais de leurs deux-roues personnels, soit à travers ceux mis à disposition par les hébergements (gîtes comme hôtels).

FOURRIÈRE MUNICIPALE. En douze mois, la société délégataire sélestadienne de ce service public, Sélestat Dépannage SARL, a été amenée à intervenir dix fois, pour une recette pour la ville de 2 436 euros. On ne fera pas fortune avec cela, remarquait en substance, pour la touche d’humour, l’adjoint Paul Roth. Sur les dix interventions de la fourrière automobile, neuf ont été commandées par la police municipale et une par la gendarmerie pour une immobilisation et saisie. Trois véhicules ont été restitués à leurs propriétaires après règlement des frais de fourrière, six véhicules abandonnés ont fait l’objet d’une expertise avant destruction par la mairie, un a été détruit par l’administration des Domaines sur demande de la justice.

L’INSULTE FAITE AU MAIRE. Bernard Fischer a été la cible d’une insulte par courriel au mois de mars dernier dans le cadre des travaux de mise en accessibilité du bâtiment de la Halle aux Blés, le restaurant de la place du Marché. Il faut savoir que les textes protègent le maire ou les élus qui le représentent contre les violences, menaces ou outrages dont ils pourraient être victimes dans le cadre de leurs fonctions. Les élus peuvent prétendre à une réparation et sont soutenus dans la procédure par leur collectivité. L’insulte faite à Bernard Fischer ne reste pas sans conséquence puisque le maire s’est porté partie civile et le différend devrait arriver devant les juges. Le point venu lundi devant le conseil avait pour but de faire voter la protection fonctionnelle au maire. La commune prend ainsi en charge l’ensemble des frais engagés dans cette affaire. Bernard Fischer n’a pas participé au vote et il a précisé qu’il n’aurait sans doute pas seul entamé cette procédure, s’il n’avait pas été conseillé par « la sphère juridique ». Néanmoins, Bernard Fischer laisse entendre que ce genre d’attaque est intolérable, d’où son action. Bruno Freyermuth, porte-parole de l’opposition, aurait voulu plus d’éléments d’explication. L’affaire est en instruction, lui a répondu le maire, qui ne peut en dire plus et ne veut pas mettre l’affaire sur la place.

LA FOUDRE DE ZEUS. Trois voitures garées près de l’église catholique ont été abîmées par des chutes de pierres tombées du clocher de l’église catholique frappé par la foudre lors d’un orage le 27 avril. Pas de blessé, ni de mort heureusement, comme le commentait le maire. Puisque les dommages proviennent d’un bâtiment public, que les propriétaires des véhicules ne sont pas responsables, la ville accepte de prendre en charge au moins une partie des réparations. Cette démarche concernera deux des automobilistes qui n’étaient assurés qu’au tiers, et qui ne sont donc pas remboursés par leur assurance pour ce genre de dommage.

Claude Robinet