A la veille de la Fête de l’Europe, je tiens à souligner l’intérêt de la France à maintenir des liens très étroits avec notre voisin allemand, notamment pour favoriser la construction européenne mais également pour consolider les régions qui lui sont frontalières.

Au niveau du Bas-Rhin, nous entretenons des relations très fortes avec nos partenaires allemands aussi les récentes déclarations des plus hautes autorités de l’Etat ainsi que de certains dirigeants du PS ne manquent pas de nous inquiéter.

Alors que nous multiplions les initiatives pour enrichir les liens qui nous unissent et que nous fêtons cette année le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée, je tiens à dénoncer ces déclarations avec vigueur car elles contreviennent aux usages entre deux pays alliés.

Ici, plus qu’ailleurs, nous avons réellement besoin de conserver des liens de confiance avec l’Allemagne. Chaque jour, près de 30 000 Alsaciens vont travailler en Allemagne et 600 entreprises allemandes sont implantées en Alsace.

Mais au-delà, les coopérations entre nos deux pays sont nombreuses en termes de recherche ou d’enseignement supérieur, en termes culturels ou encore touristiques.

Alors que le Gouvernement entend, d’un côté, renforcer Strasbourg en la promouvant au rang d’Eurométropole, paradoxalement, il lance d’un autre côté une offensive contre l’Allemagne qui est pourtant notre principal allié en Europe.

Enfin, et même si la politique économique allemande n’est pas exempte de critiques sur certains points, force est de constater que la situation est meilleure outre-Rhin qu’en France et qu’elle résulte notamment des mesures courageuses prises par un Chancelier socialiste.

Dès lors, il me semblerait inspiré de privilégier plutôt une coopération renforcée avec l’Allemagne afin que la construction Européenne, et, plus modestement, la situation économique du Bas-Rhin, puissent ne pas subir de fâcheuses répercussions.